Le récit d’investissement des dernières décennies oppose souvent les actions et l’or, mais les données à long terme suggèrent une image plus nuancée. Après que le président Richard Nixon a mis fin à l’étalon-or en 1971, une période a débuté où ces deux classes d’actifs ont suivi des trajectoires différentes, avec des rôles distincts dans le portefeuille. L’analyse présentée par l’analyste financier Bill Cian révèle un paradoxe que beaucoup d’investisseurs sous-estiment : ce qui fonctionne le mieux sur la majorité des années peut être moins utile précisément lorsque cela est le plus nécessaire.
De la théorie à la pratique : comment le récit de la diversification modifie l’approche du portefeuille
Depuis plus de cinq décennies, l’indice S&P 500 affiche des rendements annuels positifs dans 44 des 55 années, ce qui correspond à un taux de succès d’environ 80 %. Cela crée un puissant ancrage psychologique : les investisseurs réalisent des gains quatre années sur cinq, ce qui attire naturellement le capital vers les actions. L’or, quant à lui, présente une autre image — 34 années de hausse et 21 années de baisse, ce qui signifie une dynamique positive dans environ 60 % des années. Du point de vue de la finance comportementale, ce déséquilibre explique pourquoi il est psychologiquement plus difficile de conserver de l’or : des études montrent que les investisseurs perçoivent les pertes deux fois plus douloureusement que les gains.
Cependant, le récit moderne sur l’investissement, notamment lié aux craintes d’une dévaluation des monnaies fiduciaires, incite les professionnels à revoir leurs priorités. C’est pourquoi le légendaire investisseur Ray Dalio recommande régulièrement d’allouer entre 5 % et 15 % du portefeuille à l’or dans une stratégie à long terme. Cette recommandation ne repose pas sur la rentabilité à court terme, mais sur une compréhension fondamentale de la façon dont différents actifs se comportent en période de stress sur les marchés.
La corrélation sous le microscope : pourquoi le récit actuel du marché n’annule pas l’indépendance historique des actifs
Le récit financier actuel sur la possible dévaluation des monnaies a créé une situation où la corrélation mobile annuelle entre l’or et le S&P 500 a atteint environ 0,82. Ce chiffre élevé reflète l’achat simultané par les investisseurs d’actions de qualité et d’or comme protection contre les risques de change. Cependant, cela n’annule pas la réalité historique, qui diffère considérablement. Une analyse à long terme révèle un fait étonnant : les variations des prix des actions expliquent seulement environ 24 % de la volatilité de l’or, soulignant l’indépendance fondamentale de cet actif sur de longs cycles de marché.
Ce décalage entre la corrélation élevée actuelle et l’indépendance historique indique que le récit actuel du marché est temporaire. Cela signifie que les investisseurs qui se fient uniquement aux niveaux actuels de corrélation manquent la compréhension de pourquoi l’or reste une position stratégique dans des portefeuilles diversifiés, indépendamment des fluctuations à court terme des corrélations.
La crise comme test : quand le récit rencontre la réalité
La véritable utilité de l’or se manifeste lors de périodes de stress extrême sur les marchés actions. Les données historiques montrent qu’en cas de chute du S&P 500, l’or a surpassé les actions dans 88 % des cas. Ce n’est pas une coïncidence — c’est une tendance constante. L’exemple le plus évident est celui de 2008, lorsque la crise financière mondiale a entraîné un krach des marchés boursiers, tandis que l’or a augmenté de 21 %. Lors de l’effondrement des marchés du crédit et de la panique, les investisseurs se tournent instinctivement vers l’or, créant un retour d’information qui protège le portefeuille précisément lorsque les actions traditionnelles perdent de leur valeur.
Cette divergence récurrente en période de crise n’est pas fortuite. Elle renforce le rôle de l’or comme outil de couverture contre les risques extrêmes du portefeuille, et non comme un actif de croissance du capital. Les actions restent le moteur à long terme de l’accumulation de richesse, mais l’or agit comme un amortisseur, atténuant les périodes les plus douloureuses d’instabilité du marché.
Un récit pratique pour l’investisseur moderne
Ainsi, le récit actuel de l’industrie de l’investissement, qui oppose souvent actions et or, manque l’essentiel. Les données montrent de manière convaincante que ces actifs jouent des rôles complémentaires. Le S&P 500 demeure un moteur de croissance à long terme avec une dynamique positive dans la majorité des années, tandis que l’or offre une protection contre le risque même que les actions sous-estiment. C’est cette compréhension qui doit constituer la base de la stratégie de tout investisseur avisé, indépendamment des niveaux actuels de corrélation ou du récit dominant du marché.
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Or contre S&P 500 : pourquoi le récit moderne sur l'investissement nécessite les deux actifs
Le récit d’investissement des dernières décennies oppose souvent les actions et l’or, mais les données à long terme suggèrent une image plus nuancée. Après que le président Richard Nixon a mis fin à l’étalon-or en 1971, une période a débuté où ces deux classes d’actifs ont suivi des trajectoires différentes, avec des rôles distincts dans le portefeuille. L’analyse présentée par l’analyste financier Bill Cian révèle un paradoxe que beaucoup d’investisseurs sous-estiment : ce qui fonctionne le mieux sur la majorité des années peut être moins utile précisément lorsque cela est le plus nécessaire.
De la théorie à la pratique : comment le récit de la diversification modifie l’approche du portefeuille
Depuis plus de cinq décennies, l’indice S&P 500 affiche des rendements annuels positifs dans 44 des 55 années, ce qui correspond à un taux de succès d’environ 80 %. Cela crée un puissant ancrage psychologique : les investisseurs réalisent des gains quatre années sur cinq, ce qui attire naturellement le capital vers les actions. L’or, quant à lui, présente une autre image — 34 années de hausse et 21 années de baisse, ce qui signifie une dynamique positive dans environ 60 % des années. Du point de vue de la finance comportementale, ce déséquilibre explique pourquoi il est psychologiquement plus difficile de conserver de l’or : des études montrent que les investisseurs perçoivent les pertes deux fois plus douloureusement que les gains.
Cependant, le récit moderne sur l’investissement, notamment lié aux craintes d’une dévaluation des monnaies fiduciaires, incite les professionnels à revoir leurs priorités. C’est pourquoi le légendaire investisseur Ray Dalio recommande régulièrement d’allouer entre 5 % et 15 % du portefeuille à l’or dans une stratégie à long terme. Cette recommandation ne repose pas sur la rentabilité à court terme, mais sur une compréhension fondamentale de la façon dont différents actifs se comportent en période de stress sur les marchés.
La corrélation sous le microscope : pourquoi le récit actuel du marché n’annule pas l’indépendance historique des actifs
Le récit financier actuel sur la possible dévaluation des monnaies a créé une situation où la corrélation mobile annuelle entre l’or et le S&P 500 a atteint environ 0,82. Ce chiffre élevé reflète l’achat simultané par les investisseurs d’actions de qualité et d’or comme protection contre les risques de change. Cependant, cela n’annule pas la réalité historique, qui diffère considérablement. Une analyse à long terme révèle un fait étonnant : les variations des prix des actions expliquent seulement environ 24 % de la volatilité de l’or, soulignant l’indépendance fondamentale de cet actif sur de longs cycles de marché.
Ce décalage entre la corrélation élevée actuelle et l’indépendance historique indique que le récit actuel du marché est temporaire. Cela signifie que les investisseurs qui se fient uniquement aux niveaux actuels de corrélation manquent la compréhension de pourquoi l’or reste une position stratégique dans des portefeuilles diversifiés, indépendamment des fluctuations à court terme des corrélations.
La crise comme test : quand le récit rencontre la réalité
La véritable utilité de l’or se manifeste lors de périodes de stress extrême sur les marchés actions. Les données historiques montrent qu’en cas de chute du S&P 500, l’or a surpassé les actions dans 88 % des cas. Ce n’est pas une coïncidence — c’est une tendance constante. L’exemple le plus évident est celui de 2008, lorsque la crise financière mondiale a entraîné un krach des marchés boursiers, tandis que l’or a augmenté de 21 %. Lors de l’effondrement des marchés du crédit et de la panique, les investisseurs se tournent instinctivement vers l’or, créant un retour d’information qui protège le portefeuille précisément lorsque les actions traditionnelles perdent de leur valeur.
Cette divergence récurrente en période de crise n’est pas fortuite. Elle renforce le rôle de l’or comme outil de couverture contre les risques extrêmes du portefeuille, et non comme un actif de croissance du capital. Les actions restent le moteur à long terme de l’accumulation de richesse, mais l’or agit comme un amortisseur, atténuant les périodes les plus douloureuses d’instabilité du marché.
Un récit pratique pour l’investisseur moderne
Ainsi, le récit actuel de l’industrie de l’investissement, qui oppose souvent actions et or, manque l’essentiel. Les données montrent de manière convaincante que ces actifs jouent des rôles complémentaires. Le S&P 500 demeure un moteur de croissance à long terme avec une dynamique positive dans la majorité des années, tandis que l’or offre une protection contre le risque même que les actions sous-estiment. C’est cette compréhension qui doit constituer la base de la stratégie de tout investisseur avisé, indépendamment des niveaux actuels de corrélation ou du récit dominant du marché.