Une audition au Congrès américain a accidentellement ravivé l’humeur du marché des cryptomonnaies. Lors de la réunion du Comité des services financiers de la Chambre des représentants, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a été interrogé par le député démocrate californien Brad Sherman : « Lorsque le prix du Bitcoin chute fortement, le gouvernement fédéral a-t-il le pouvoir d’intervenir pour « sauver le Bitcoin » ? » Cette question s’est rapidement répandue sur les réseaux sociaux, faisant de « savoir si le Bitcoin bénéficie d’un soutien gouvernemental » un sujet de discussion brûlant.
Face à cette interrogation, Bessent a clairement indiqué qu’en tant que secrétaire au Trésor ou en tant que président du Conseil de stabilité financière, il n’avait pas le pouvoir d’utiliser des ressources publiques pour soutenir le prix du Bitcoin, ni d’ordonner aux banques d’acheter cet actif. Cette déclaration revient à réaffirmer au marché : le Bitcoin n’est pas protégé par le gouvernement américain, et le risque d’investissement est entièrement à la charge de l’individu.
Actuellement, le Bitcoin a reculé de plus de 40 % par rapport à son sommet historique, et se situe en dessous de la fourchette haute fixée en 2026. La réponse de Bessent a été interprétée comme un « signal de désendettement », et le Bitcoin a de nouveau faibli en cours de séance ce jour-là. Contrairement aux institutions financières traditionnelles qui peuvent bénéficier d’un soutien politique en période de crise, les actifs cryptographiques restent dans un état de « responsabilité personnelle ».
Il est également important de noter que Bessent a évoqué une autre réalité : une partie des Bitcoins saisis et conservés par le gouvernement américain lors d’opérations de répression a généré des gains comptables importants avec la hausse des prix. Il ne s’agit pas d’un investissement, mais d’une détention passive, ce qui reflète aussi la forte volatilité du Bitcoin.
La seconde moitié de l’audition a été marquée par des frictions politiques. Le député de l’État de New York Gregory Meeks a eu une dispute animée avec Bessent au sujet d’enquêtes sur des entreprises cryptographiques liées à Trump, la scène ayant brièvement échappé à tout contrôle. Ces incidents mettent en évidence la difficulté pour les législateurs, dans le cadre réglementaire actuel, de gérer efficacement la frontière entre actifs cryptographiques et finance traditionnelle.
Pour les investisseurs, cette audition du Congrès envoie un message clair : le Bitcoin ne bénéficiera pas d’un « filet de sécurité » au niveau fédéral. En l’absence d’intervention politique, la volatilité des prix pourrait continuer, et le marché devra uniquement compter sur l’offre et la demande, ainsi que sur l’émotion des acteurs. Cela souligne une fois de plus la différence fondamentale entre les actifs décentralisés et le système financier traditionnel.
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