Les tarifs douaniers de Trump échouent, l'or s'envole, pourquoi le Bitcoin est-il à la traîne ?

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Les sphères politiques américaines et les marchés financiers mondiaux viennent de vivre une véritable « secousse sismique ». Ce week-end, trois événements majeurs ont presque simultanément explosé : la grande levée de boucliers tarifaire fièrement brandie par Trump a été directement interrompue par la Cour suprême, avec plus de 100 milliards de dollars d’impôts à rembourser ; au-dessus du Golfe Persique, les tensions militaires s’intensifient avec la présence de groupes de porte-avions américains prêts à en découdre ; et alors que le Bitcoin, censé servir de « or numérique » pour couvrir les risques, a connu une chute vertigineuse, dessinant une forme de « gueule de loup » avec l’or physique en forte hausse.

Cette série de signaux anormaux révèle une vérité profonde pour les investisseurs mondiaux : lorsque la tempête véritable arrive, l’argent ne reconnaît que la sécurité la plus ancienne.

  1. La « débâcle » de la politique tarifaire à plusieurs centaines de milliards, Trump tente de réparer la situation en urgence

● Le 20 février, pour Trump, qui brandissait la « grande canne du commerce », cette journée a été un « Waterloo » embarrassant. La Cour suprême des États-Unis a rendu ce jour-là une décision lourde de conséquences, statuant à 6 contre 3 que l’administration Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des droits de douane massifs sous le prétexte de la Loi sur l’urgence économique internationale.

● Ce n’est pas une petite somme. Selon la décision, les droits de douane ad valorem imposés depuis février 2025 par neuf décrets exécutifs fondés sur cette loi ne seront plus valides, ce qui oblige la douane américaine à cesser la collecte de ces taxes et à rembourser plus de 100 milliards de dollars aux entreprises, dans une situation embarrassante.

○ La Maison-Blanche tente de minimiser l’impact dans l’opinion, mais la réalité est implacable — le Département de la sécurité intérieure, via l’Agence des douanes et de la protection des frontières, a publié une notification en urgence pour arrêter la perception des droits de douane jugés illégaux à partir du 24 février.

● Cependant, Trump ne semble pas prêt à abandonner si facilement. Le jour même de la décision, il a rapidement signé un nouvel décret, tentant de « patcher » la situation selon l’article 122 de la Loi sur le commerce de 1974, en imposant une surtaxe temporaire de 10 % sur les importations mondiales, et a rapidement annoncé sur les réseaux sociaux qu’il envisageait de porter ce taux à 15 %.

● Mais cette manœuvre ressemble davantage à une « marche sur la corde raide » politique. Selon l’article 122, cette nouvelle taxe ne peut durer plus de 150 jours, sauf si le Congrès en approuve la prolongation.

○ Le marché en est conscient : il ne s’agit que d’un « pansement » temporaire, et l’incertitude sur la politique commerciale américaine s’amplifie encore. Comme le souligne l’Institut de recherche de Caitong Securities, le rejet de la loi IEEPA, tout en étant théoriquement favorable à court terme aux actifs risqués, accroît aussi la confusion dans le commerce mondial.

  1. Porte-avions et négociations : la crise Iran-USA enflamme la « poudrière » de l’or

Si la question tarifaire n’a fait que semer la confusion, la confrontation croissante au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran a directement allumé la mèche de la peur de l’éclatement.

● Alors que tout le monde attendait le 26 février pour la nouvelle ronde de négociations à Genève entre les États-Unis et l’Iran, Washington préparait en réalité deux coups. D’un côté, l’envoyé spécial du président et Jared Kushner, gendre de Trump, se préparaient à négocier ; de l’autre, le groupe de porte-avions « Gerald R. Ford » était déjà arrivé en Méditerranée orientale, avec plusieurs avions américains atterrissant en Israël, et le Département d’État a lancé une alerte sans précédent pour demander le retrait d’urgence du personnel non essentiel au Liban.

● Selon des sources proches, Trump lui-même serait enclin à envisager une « frappe préliminaire » contre l’Iran, malgré l’opposition ferme du chef d’état-major interarmées, qui craint une escalade prolongée.

● Cette pression extrême, mêlant négociations et menaces de frappe, a fait sentir une forte odeur de poudre. Téhéran a réagi durement, affirmant que toute attaque serait considérée comme une invasion. Dans ce contexte de tension extrême, l’or, en tant qu’actif refuge ultime, a explosé.

● Le 23 février, le contrat à terme sur l’or du COMEX a bondi de 117,9 dollars, dépassant la barre des 5200 dollars l’once, pour clôturer à 5247,9 dollars, en hausse de 2,3 %. Des analystes de UBS ont même osé prévoir que d’ici juin, le prix de l’or pourrait encore augmenter de 1000 dollars. Le marché a ainsi montré par ses investissements en or physique que face à un risque géopolitique hors de contrôle, seul le métal précieux tangible reste une véritable « arche de Noé ».

  1. Le Bitcoin en déroute : la mythologie de « l’or numérique » s’effondre ?

● Cependant, la scène la plus déchirante pour les adeptes de la cryptomonnaie se joue aussi. Logiquement, face à la faiblesse du dollar, au chaos politique et aux risques de guerre, ce devrait être le moment idéal pour le « grand saut » de Bitcoin, considéré comme « or numérique ». Mais la réalité est tout autre, cruelle et déconcertante.

● Le jour même où l’or a explosé au-dessus de 5200 dollars, le Bitcoin a plongé en chute libre, perdant brièvement la barre des 65 000 dollars, avec un minimum à 64 232,8 dollars, soit une chute de plus de 4,4 % en 24 heures.

● La totalité du marché des cryptomonnaies a été frappée par une vague de liquidations, avec plus de 130 000 positions forcées de clôture, pour un montant total de 463 millions de dollars.

● Pourquoi ? Selon Liu Jin, professeur à l’Université des sciences et technologies de Yangtze, bien que le Bitcoin soit appelé « or numérique », sa tendance diffère nettement de celle de l’or physique, étant fortement corrélée à l’indice Nasdaq, et doit être considéré comme un actif à forte composante technologique. La hausse précédente était principalement alimentée par l’anticipation d’un soutien politique à la cryptomonnaie après l’élection de Trump, mais l’absence de mesures concrètes après son arrivée au pouvoir a provoqué un effondrement brutal.

● La société d’analyse CryptoQuant, pessimiste, prévoit même que le Bitcoin est entré dans un marché baissier, et si cette « hiver » se prolonge, le prix pourrait chuter de moitié, jusqu’à 31 000 dollars. Lorsqu’un vrai risque de guerre et de turbulence géopolitique surgit, les capitaux ne se tournent pas vers des codes numériques évanescents, mais vers l’or physique, millénaire. La narration du « or numérique » apparaît alors comme bien pâle face à cette crise réelle.

  1. La refonte de la logique de couverture : l’argent ne reconnaît que les « vrais gros bras »

Si l’on rassemble ces événements, on peut clairement discerner la logique des flux de capitaux mondiaux actuels : une demande de sécurité extrême, une fuite des « histoires » pour se tourner vers « le tangible ».

● Le chaos tarifaire de Trump, combiné à la menace de guerre Iran-USA, a créé un modèle typique de « Risk-Off ». Mais cette fois, l’argent n’a pas afflué vers le Bitcoin, qui était pourtant en vogue ces dernières années, ni totalement vers le dollar (qui s’est affaibli après l’annonce), mais vers les actifs les plus traditionnels comme l’or et l’argent.

● L’or blanc a même enregistré une hausse de 4,06 %, clôturant à 88 dollars l’once, ce qui reflète la crainte du marché face à l’inflation et aux risques géopolitiques. Même la nouvelle surtaxe de 15 % proposée par Trump n’a fait qu’ajouter du bois au feu — elle ne résout pas les problèmes fiscaux, mais alimente la crainte d’une stagflation aux États-Unis.

● De la débâcle dramatique de la politique tarifaire à la menace de guerre dans le Golfe, en passant par la montée et la chute de l’or et du Bitcoin, cette grande pièce de théâtre de début 2026 offre à tous les investisseurs une leçon vivante sur le risque :

● Face à la tempête, les bulles de récit se dégonflent rapidement. Seuls ces « actifs durs » qui ont traversé des millénaires de civilisation restent le dernier refuge. Quand l’ordre administratif de Trump est rejeté par la Cour suprême, quand le groupe de porte-avions arrive en première ligne, la réaction instinctive du marché est claire — la « trinité de la sécurité » demeure le dollar, la dette souveraine et l’or, tandis que le Bitcoin, pour l’instant, reste en marge, en attendant de retrouver sa place dans le monde des actions technologiques.

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