Les principaux investisseurs se préparent à négocier la dette défaillante du Venezuela

Source : Coindoo Titre Original : Major Investors Prepare to Negotiate Venezuela’s Defaulted Debt Lien Original : Major Investors Prepare to Negotiate Venezuela's Defaulted Debt

Pour la première fois depuis des années, la dette du Venezuela est traitée moins comme une radiation et plus comme une opportunité en direct.

Ce qui était autrefois un coin gelé de la finance mondiale commence à s’agiter, alors que le changement politique et le positionnement des investisseurs rouvrent une conversation qui est restée dormante depuis le défaut historique du pays.

Points clés à retenir

  • Les principaux créanciers se positionnent pour des négociations sur la dette défaillante du Venezuela
  • Le changement politique, et non les fondamentaux, a déclenché la remontée des obligations
  • La levée des sanctions et les revenus pétroliers sont essentiels pour la réussite de toute restructuration

Une histoire de dette qui se réveille après des années sur glace

Le Venezuela a été exclu des marchés de capitaux depuis 2017, lorsqu’il a cessé de rembourser ses obligations souveraines. Depuis lors, ses obligations ont été principalement négociées comme des instruments en difficulté, façonnées davantage par la géopolitique que par les bilans. Cette dynamique est en train de changer.

Une coalition de grands investisseurs institutionnels a indiqué qu’elle était prête à engager des discussions sur la restructuration dès que les barrières juridiques et politiques le permettront. Le groupe, connu sous le nom de Comité des Créanciers du Venezuela, représente des détenteurs d’environ $60 milliard en obligations gouvernementales défaillantes et inclut de grands gestionnaires d’actifs et sociétés d’investissement.

Leur message est clair : si les négociations sont autorisées, les créanciers sont prêts à négocier. Selon eux, un accord ne résoudrait pas seulement d’anciennes créances, mais rouvrirait également les canaux de financement à travers l’économie vénézuélienne.

La politique, et non les feuilles de calcul, fait bouger le marché

Ce qui a changé, ce n’est pas le bilan du Venezuela, mais sa réalité politique. Suite aux récentes transitions politiques et à l’amélioration des relations entre Caracas et Washington, la direction intérimaire a publiquement indiqué son ouverture à travailler avec l’administration Trump, notamment pour relancer la production pétrolière et stabiliser l’économie.

Les marchés ont réagi immédiatement. Les obligations gouvernementales vénézuéliennes arrivant à échéance en 2027 ont enregistré leurs plus fortes gains hebdomadaires en plus d’un an, tandis que la dette liée à la société pétrolière d’État PDVSA a également rebondi. Ce mouvement a ramené les gestionnaires de ETF et les fonds de dettes en difficulté dans un commerce que beaucoup avaient abandonné.

La véritable ampleur du problème

Les chiffres impliqués sont énormes. Alors que le montant principal des obligations défaillantes se situe autour de $60 milliard, le total des passifs augmente considérablement une fois que les intérêts impayés, les prêts et autres obligations sont inclus. Les estimations placent la charge totale de la dette du Venezuela à environ $170 milliard, une échelle qui le placerait parmi les restructurations souveraines les plus importantes en décennies.

En raison de cette taille, les créanciers explorent des moyens de simplifier ce qui serait autrement un processus très fragmenté. Une idée en discussion est de fusionner les obligations souveraines et les obligations de PDVSA dans un cadre de restructuration unique, créant une référence plus claire pour la tarification et les valeurs de récupération.

Les sanctions bloquent toujours la porte

Malgré l’optimisme renouvelé, rien ne bouge sans levée des sanctions. Les restrictions américaines continuent d’empêcher le Venezuela d’accéder aux marchés mondiaux de capitaux, rendant toute restructuration à court terme impossible sans approbation politique.

Le pétrole reste la pièce maîtresse. La capacité du Venezuela à rembourser la dette restructurée dépend presque entièrement de la reprise de la production et des exportations. Sans revenus pétroliers circulant librement, même les termes de restructuration les plus généreux auraient du mal à tenir.

Les institutions financières tournent discrètement autour de l’opportunité

La réouverture potentielle du Venezuela a également attiré l’attention de grandes institutions financières ayant une longue mémoire dans la région. Les grandes banques mondiales sont souvent citées comme des acteurs bien positionnés, compte tenu de leur présence historique dans le pays et de leur expérience dans le financement du commerce et des projets énergétiques à l’échelle mondiale.

Bien que ces institutions aient réduit leurs opérations vénézuéliennes il y a des décennies, elles ont maintenu des empreintes dormantes à Caracas qui pourraient être ravivées. Des sources du secteur suggèrent que les banques évaluent des rôles dans le financement du commerce, le financement des infrastructures pétrolières et le conseil en restructuration si les conditions le permettent.

Des responsables américains ont indiqué que les futurs revenus pétroliers seraient canalisés via des comptes contrôlés par les États-Unis dans des banques mondiales, une structure qui pourrait réduire le risque pour les prêteurs tout en maintenant une surveillance étroite.

Washington reste sur ses gardes

Pour l’instant, la Maison Blanche privilégie la prudence. Les responsables déclarent que toutes les options sont à l’étude et que toute décision politique sera guidée par les intérêts américains. Aucune annonce officielle concernant les sanctions ou le soutien à la restructuration n’a été faite.

Cependant, les économistes notent que l’importance du Venezuela dépasse largement sa petite part du PIB mondial. Avec certaines des plus grandes réserves de pétrole au monde et une importance stratégique dans la région, le pays porte un poids géopolitique et économique considérable.

Une seconde chance rare

Si les négociations avancent, la restructuration de la dette du Venezuela deviendrait un cas emblématique — mêlant géopolitique, marchés de l’énergie et finance mondiale dans une restructuration à enjeux élevés. Pour les investisseurs, c’est une seconde chance rare. Pour le Venezuela, cela pourrait être la première véritable ouverture en près d’une décennie pour réintégrer le système financier.

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