Les marchés chimiques mondiaux du 27 avril au 2 mai montrent que la géopolitique continue de l'emporter sur l'histoire de surproduction à long terme.


📌 Le marché chimique n'a pas connu de choc récent la semaine dernière, mais les tensions au Moyen-Orient et le risque de perturbation autour du détroit d'Hormuz sont restés le moteur dominant.
Le Brent brut restant proche de 108–110 $/bbl a continué de faire grimper les coûts des matières premières, de la logistique et des intrants, la pression se propageant des pétrochimiques aux engrais.
💡 Le point clé est que la vigueur des prix n'est plus limitée au pétrole et au gaz.
Les marges en éthylène à base d'éthane aux États-Unis ont bondi d'environ 7 à 23 cents/lb, l'urée et l'ammoniac sont restés fermes, le soufre du Qatar a atteint un niveau élevé près de 740 $/t FOB, tandis que le prix ACP de MEG en mai a rebondi à 810 $/t CFR Asie alors que l'offre au Moyen-Orient se resserrait.
🔎 La divergence régionale devient plus claire.
Les États-Unis bénéficient de matières premières moins chères et d'une moindre exposition au naphta du Moyen-Orient, ce qui donne aux producteurs comme LyondellBasell, Dow et aux acteurs de la côte du Golfe plus de marge pour améliorer leurs résultats.
L'Asie et l'Europe, en revanche, subissent une double pression due à des coûts énergétiques élevés, à une offre plus serrée et à une demande en aval encore faible.
⚠️ Les hausses de prix de BASF, Dow, Eastman et Sun Chemical, qui prennent effet début mai, montrent que les coûts plus élevés sont répercutés sur les secteurs de consommation finale.
Cela concerne les mousses PU, les revêtements, l'automobile, l'électronique, le polyester, les textiles et l'emballage, car le méthanol, le MDI/TDI, le PC, le PET et le MEG entrent tous dans un nouveau cycle de volatilité.
⏱️ L'Asie du Sud-Est doit être surveillée de près à court terme.
La tension sur le MEG pourrait directement affecter les chaînes de polyester et de textiles en Indonésie, au Vietnam, en Thaïlande et en Inde, tandis que les pénuries de soufre ajoutent de la pression à la chaîne d'approvisionnement en nickel en Indonésie.
Si cela persiste, les acheteurs régionaux pourraient privilégier les contrats à long terme plutôt que l'exposition au spot.
✅ Cependant, le tableau n'est pas entièrement haussier.
La surcapacité de la Chine, notamment dans les oléfines, les polymères et certains segments de matières premières, reste un risque structurel.
Si les tensions autour d'Hormuz se calment et que l'offre se normalise rapidement, la prime géopolitique pourrait s'estomper et les marges pourraient revenir à leurs anciens points de pression.
📊 Les perspectives de mai à deuxième trimestre indiquent toujours des prix élevés et volatils pour les engrais, le soufre, le MEG, le méthanol et les pétrochimiques.
Les États-Unis pourraient conserver un avantage à court terme, tandis que l'Asie et l'Europe font face à des coûts d'intrants moins prévisibles.
La semaine dernière n'a donc pas été seulement une question de prix plus élevés, mais aussi d'une réévaluation plus large du risque de chaîne d'approvisionnement chimique mondiale.
#ChemicalMarkets #GlobalTrade
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