Il y a plusieurs pays dans le monde confrontés à une crise économique, ce qui rend ces monnaies parmi les plus faibles du globe. Des facteurs tels que l’inflation élevée, l’instabilité politique, le manque de diversification économique et peu d’investissements étrangers contribuent à la dépréciation de ces monnaies. Dans cet article, nous analyserons en profondeur les 10 monnaies les plus faibles et leur impact sur l’économie mondiale.
Guide pour comparer les monnaies les plus faibles
Avant d’étudier chaque pays en détail, il est important de comprendre ce que signifie une monnaie faible. Une monnaie faible ne signifie pas nécessairement que l’économie du pays est totalement fragile, mais reflète plutôt la volatilité du marché et divers facteurs internes. Comparer le taux de change de ces monnaies par rapport au dollar américain est une méthode efficace pour évaluer leur force ou faiblesse.
Monnaie
Pays
Taux de change par USD (référence)
Livre libanaise (LBP)
Liban
~89 751 LBP/USD
Rial iranien (IRR)
Iran
~42 113 IRR/USD
Dong vietnamien (VND)
Vietnam
~26 040 VND/USD
Kip laotien (LAK)
Laos
~21 626 LAK/USD
Roupie indonésienne (IDR)
Indonésie
~16 275 IDR/USD
Sum ouzbek (UZS)
Ouzbékistan
~12 799 UZS/USD
Franc guinéen (GNF)
Guinée
~8 668 GNF/USD
Guarani paraguayen (PYG)
Paraguay
~7 997 PYG/USD
Ariary malgache (MGA)
Madagascar
~4 468 MGA/USD
Franc burundais (BIF)
Burundi
~2 977 BIF/USD
Analyse des 10 pays avec les monnaies les plus faibles
1. Livre libanaise : la monnaie la plus dévaluée
La livre libanaise (LBP), aussi appelée « livre », est en crise depuis 2019, une crise sans précédent. Autrefois liée au dollar américain, sa stabilité s’est effondrée à cause de crises économiques et politiques prolongées. En 2020, le Liban a connu une dévaluation de plus de 90 % sur le marché parallèle.
Facteurs de la crise libanaise :
Le Liban traverse une crise sanitaire grave depuis 2019, avec une inflation à trois chiffres, une pauvreté croissante et un système bancaire en panne. L’explosion du port de Beyrouth en 2020 a aggravé la situation. L’économie dépend fortement du tourisme et des services financiers, ce qui la rend vulnérable.
Données de base :
Code : LBP
Pays : Liban
Taux actuel : environ 89 751 LBP pour 1 USD
Politique monétaire : taux de change multiple
2. Rial iranien : conséquence des sanctions économiques
L’IRR, le rial iranien, a été créé au XIXe siècle, lorsque l’Iran était encore la Perse. En 1932, un « rial nouveau » a été introduit, lié à la livre sterling. La révolution islamique de 1979 a bouleversé le système politique et économique.
L’IRR est parmi les plus faibles depuis des années, en raison des sanctions économiques américaines et internationales, des tensions géopolitiques, de la dépendance au pétrole, et de l’hyperinflation.
Problèmes économiques :
Les sanctions prolongées, la guerre Iran-Irak, l’isolement international, une gestion économique inadéquate ont alimenté une inflation galopante et une dépréciation continue.
Données de base :
Code : IRR
Pays : Iran
Taux actuel : environ 42 113 IRR pour 1 USD
Politique monétaire : théoriquement liée au dollar, mais gestion flottante contrôlée
3. Dong vietnamien : reprise après crise
Depuis 1954, le Vietnam divisé a créé sa propre monnaie, le dong. Après la fin de la guerre, le dong est devenu la monnaie nationale. Au début, il a souffert d’hyperinflation, de dévaluation et de réformes économiques chaotiques.
Depuis les années 2000, l’économie vietnamienne s’est stabilisée, et le dong a bénéficié de cette croissance. Le Vietnam utilise un régime de change géré avec flottement contrôlé, permettant une certaine volatilité.
Politique économique et monnaie :
Malgré une croissance économique forte, le dong reste faible, en partie à cause du contrôle strict et des restrictions de change. Cependant, cette faiblesse profite à l’exportation, car le pays a une balance commerciale positive.
Données de base :
Code : VND
Pays : Vietnam
Taux actuel : environ 26 040 VND pour 1 USD
Politique : flottement géré, panier de devises
4. Kip laotien : efforts de réforme
Le kip (LAK), créé en 1952 après l’indépendance, était initialement lié au franc français. Dans les années 1990, il est devenu plus volatile avec les réformes économiques.
Le Laos, pays en développement, dépend principalement de l’agriculture et des ressources naturelles. Les investissements étrangers sont limités, et le secteur industriel et des services est peu développé.
Pourquoi le kip est si faible :
Après la crise COVID-19, le kip a été sous pression, avec une inflation élevée et une économie en difficulté. La lenteur du développement, le manque d’intégration mondiale et la dépendance à l’agriculture expliquent sa faiblesse.
Données de base :
Code : LAK
Pays : Laos
Taux actuel : environ 21 626 LAK pour 1 USD
Politique : flottement contrôlé, lié au USD et au bath thaïlandais
L’IDR, la roupie indonésienne, est depuis longtemps parmi les monnaies les plus faibles du monde. Son statut de marché émergent et une inflation élevée en font une monnaie vulnérable.
Indonésie, indépendante depuis 1945, a connu une instabilité monétaire, notamment lors de la crise asiatique de 1997-98, qui a fortement dévalué la rupiah.
Situation économique :
Malgré une croissance soutenue, la rupiah reste faible, dépendant des exportations de matières premières. La banque centrale doit souvent intervenir, et ses réserves limitées compliquent la stabilité.
Données de base :
Code : IDR
Pays : Indonésie
Taux actuel : environ 16 275 IDR pour 1 USD
Politique : flottement libre
6-10. Autres monnaies faibles et défis économiques
Sum ouzbek (UZS) : dévaluation due à une gestion économique stricte.
Franc guinéen (GNF) : instabilité politique et économique.
Guarani paraguayen (PYG) : forte dépendance à l’agriculture.
Ariary malgache (MGA) : pauvreté et déficit commercial.
Franc burundais (BIF) : pauvreté chronique et instabilité.
Résumé : comprendre les facteurs déterminants
Les pays avec les monnaies les plus faibles sont influencés par plusieurs facteurs : taux d’intérêt, inflation, dette publique, stabilité politique, balance des paiements. Des taux d’intérêt élevés attirent les investissements étrangers, renforçant la monnaie. Une inflation élevée déprécie la monnaie. La balance des paiements déficitaire limite la demande pour la monnaie nationale.
L’état de l’économie nationale, la stabilité politique, et la confiance des investisseurs jouent un rôle clé. La compréhension de ces facteurs permet d’évaluer la valeur réelle de ces monnaies faibles et leur impact sur l’économie mondiale.
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Pays avec la monnaie la moins chère : 10 devises les moins chères au monde et les raisons derrière
Il y a plusieurs pays dans le monde confrontés à une crise économique, ce qui rend ces monnaies parmi les plus faibles du globe. Des facteurs tels que l’inflation élevée, l’instabilité politique, le manque de diversification économique et peu d’investissements étrangers contribuent à la dépréciation de ces monnaies. Dans cet article, nous analyserons en profondeur les 10 monnaies les plus faibles et leur impact sur l’économie mondiale.
Guide pour comparer les monnaies les plus faibles
Avant d’étudier chaque pays en détail, il est important de comprendre ce que signifie une monnaie faible. Une monnaie faible ne signifie pas nécessairement que l’économie du pays est totalement fragile, mais reflète plutôt la volatilité du marché et divers facteurs internes. Comparer le taux de change de ces monnaies par rapport au dollar américain est une méthode efficace pour évaluer leur force ou faiblesse.
Analyse des 10 pays avec les monnaies les plus faibles
1. Livre libanaise : la monnaie la plus dévaluée
La livre libanaise (LBP), aussi appelée « livre », est en crise depuis 2019, une crise sans précédent. Autrefois liée au dollar américain, sa stabilité s’est effondrée à cause de crises économiques et politiques prolongées. En 2020, le Liban a connu une dévaluation de plus de 90 % sur le marché parallèle.
Facteurs de la crise libanaise :
Le Liban traverse une crise sanitaire grave depuis 2019, avec une inflation à trois chiffres, une pauvreté croissante et un système bancaire en panne. L’explosion du port de Beyrouth en 2020 a aggravé la situation. L’économie dépend fortement du tourisme et des services financiers, ce qui la rend vulnérable.
Données de base :
2. Rial iranien : conséquence des sanctions économiques
L’IRR, le rial iranien, a été créé au XIXe siècle, lorsque l’Iran était encore la Perse. En 1932, un « rial nouveau » a été introduit, lié à la livre sterling. La révolution islamique de 1979 a bouleversé le système politique et économique.
L’IRR est parmi les plus faibles depuis des années, en raison des sanctions économiques américaines et internationales, des tensions géopolitiques, de la dépendance au pétrole, et de l’hyperinflation.
Problèmes économiques : Les sanctions prolongées, la guerre Iran-Irak, l’isolement international, une gestion économique inadéquate ont alimenté une inflation galopante et une dépréciation continue.
Données de base :
3. Dong vietnamien : reprise après crise
Depuis 1954, le Vietnam divisé a créé sa propre monnaie, le dong. Après la fin de la guerre, le dong est devenu la monnaie nationale. Au début, il a souffert d’hyperinflation, de dévaluation et de réformes économiques chaotiques.
Depuis les années 2000, l’économie vietnamienne s’est stabilisée, et le dong a bénéficié de cette croissance. Le Vietnam utilise un régime de change géré avec flottement contrôlé, permettant une certaine volatilité.
Politique économique et monnaie :
Malgré une croissance économique forte, le dong reste faible, en partie à cause du contrôle strict et des restrictions de change. Cependant, cette faiblesse profite à l’exportation, car le pays a une balance commerciale positive.
Données de base :
4. Kip laotien : efforts de réforme
Le kip (LAK), créé en 1952 après l’indépendance, était initialement lié au franc français. Dans les années 1990, il est devenu plus volatile avec les réformes économiques.
Le Laos, pays en développement, dépend principalement de l’agriculture et des ressources naturelles. Les investissements étrangers sont limités, et le secteur industriel et des services est peu développé.
Pourquoi le kip est si faible :
Après la crise COVID-19, le kip a été sous pression, avec une inflation élevée et une économie en difficulté. La lenteur du développement, le manque d’intégration mondiale et la dépendance à l’agriculture expliquent sa faiblesse.
Données de base :
5. Roupie indonésienne : économie émergente fragile
L’IDR, la roupie indonésienne, est depuis longtemps parmi les monnaies les plus faibles du monde. Son statut de marché émergent et une inflation élevée en font une monnaie vulnérable.
Indonésie, indépendante depuis 1945, a connu une instabilité monétaire, notamment lors de la crise asiatique de 1997-98, qui a fortement dévalué la rupiah.
Situation économique :
Malgré une croissance soutenue, la rupiah reste faible, dépendant des exportations de matières premières. La banque centrale doit souvent intervenir, et ses réserves limitées compliquent la stabilité.
Données de base :
6-10. Autres monnaies faibles et défis économiques
Résumé : comprendre les facteurs déterminants
Les pays avec les monnaies les plus faibles sont influencés par plusieurs facteurs : taux d’intérêt, inflation, dette publique, stabilité politique, balance des paiements. Des taux d’intérêt élevés attirent les investissements étrangers, renforçant la monnaie. Une inflation élevée déprécie la monnaie. La balance des paiements déficitaire limite la demande pour la monnaie nationale.
L’état de l’économie nationale, la stabilité politique, et la confiance des investisseurs jouent un rôle clé. La compréhension de ces facteurs permet d’évaluer la valeur réelle de ces monnaies faibles et leur impact sur l’économie mondiale.