Interprétation de Buzzing : la nature du marché prédictif et les défis des plateformes émergentes

Le marché des prévisions devient un point chaud dans l’industrie des actifs numériques, avec l’émergence successive de projets innovants tels que Buzzing. Cependant, de nombreux participants ne comprennent pas pleinement ce que ces projets signifient réellement ni leur viabilité sur le marché. En réalité, la difficulté intrinsèque des marchés de prévision et l’avantage des plateformes leaders sont la clé pour anticiper l’avenir de ce secteur.

Ce que la subvention de liquidité révèle sur la structure du marché

Le fait que Polymarket ait investi environ 10 millions de dollars dans des subventions de liquidité en novembre 2025, alors qu’il dépensait autrefois plus de 50 000 dollars par jour, illustre à quel point la construction de liquidité dans les marchés de prévision est difficile. Actuellement, Polymarket nécessite une subvention de 0,025 dollar pour chaque transaction moyenne de 100 dollars.

Kalshi déploie également un plan similaire de subventions de liquidité, ayant investi au moins 9 millions de dollars. Cela ne se limite pas à réduire simplement le seuil de participation, mais constitue une stratégie fondamentale de survie pour la plateforme. En 2024, Kalshi a tiré parti de ses avantages réglementaires pour conclure un contrat de market making avec Susquehanna International Group (SIG), un grand acteur de la market making à Wall Street, améliorant considérablement sa situation de liquidité.

Ces données montrent que le market making dans les marchés de prévision n’est en aucun cas une activité facile ou accessible à tous. Même si la formule Yes + No = 1 est technologiquement innovante, les incitations économiques qu’elle génère reflètent une réalité très exigeante : la rentabilité n’est pas garantie.

Comprendre la difficulté fondamentale du market making

Participer au market making et construire de la liquidité ne se limite pas à franchir un simple seuil d’entrée, c’est une question économique de savoir si l’on peut réaliser des profits. Comparé à des marchés AMM comme Uniswap V2, la difficulté du market making dans les marchés de prévision est fondamentalement bien plus élevée.

Dans un marché AMM, lorsque la relation de prix fluctue, une perte impermanente peut survenir, mais si les frais de transaction couvrent cette perte sur une période donnée, cela devient rentable. Il est également possible d’effectuer du market making de manière relativement passive. En revanche, dans un marché de prévision, ce n’est pas le cas.

Prenons l’exemple de Polymarket. Sur un marché binaire simple, si le prix en temps réel pour « OUI » est de 0,58 dollar, vous pouvez placer une commande d’achat à 0,56 dollar et une commande de vente à 0,60 dollar pour « OUI ». Cela revient essentiellement à placer une commande d’achat « NON » à 0,40 dollar et une commande de vente à 0,44 dollar. Après avoir placé ces ordres, quatre scénarios peuvent se produire :

  1. Les deux ordres restent non exécutés
  2. Les deux ordres sont exécutés
  3. Un seul ordre est exécuté, et le prix du marché reste dans la plage initiale
  4. Un seul ordre est exécuté, mais le prix du marché s’éloigne davantage de l’autre

Dans des essais peu fréquents, ces scénarios peuvent entraîner différents résultats de profit ou de perte. Cependant, dans un environnement réel, continuer à opérer de manière passive conduit généralement à des pertes. La raison en est que les marchés de prévision ne suivent pas la logique de market making d’un pool de liquidité AMM, mais ressemblent davantage à un carnet d’ordres de CEX.

La différence fondamentale dans le mécanisme opérationnel

Le market making dans un marché AMM consiste à injecter des fonds dans un pool de liquidité, qui ajuste automatiquement les prix. En revanche, le market making basé sur un carnet d’ordres nécessite de placer en continu des ordres d’achat et de vente à différents points, en ajustant les prix en fonction de l’évolution du marché.

Les exigences opérationnelles diffèrent également considérablement. Dans un AMM, il suffit de déposer des tokens dans la plage de prix et de laisser faire. Dans un carnet d’ordres, une gestion active et continue des ordres est indispensable, nécessitant des connaissances pointues et une capacité de jugement rapide.

Les structures de risque sont aussi opposées. Le market making AMM est principalement exposé au risque de perte impermanente, et tire profit des frais de pool. Le market making basé sur un carnet d’ordres doit faire face à un risque de stock dans un marché unidirectionnel, et ses profits proviennent de la différence de prix entre achat et vente, ainsi que des subventions de la plateforme.

La réalité des profits selon Luke, fondateur de Buzzing

Luke (@DeFiGuyLuke), fondateur de Buzzing, basé sur son expérience, estime que le market maker de Polymarket peut espérer un profit relativement prudent de 0,2 % du volume de transactions. Cela signifie qu’un volume de transactions conséquent est nécessaire pour générer des revenus substantiels.

Pour maintenir une rentabilité durable, un market maker doit saisir autant d’opportunités profitables que possible tout en évitant le risque de stock. Il doit donc comprendre en profondeur la structure du marché, comparer la force des subventions, la volatilité, le délai de règlement, les règles de jugement, et suivre de près les événements externes et les flux internes pour ajuster rapidement les prix.

Ce niveau d’analyse dépasse clairement les capacités d’un utilisateur moyen. Réussir sur le long terme demande une expertise pointue, une capacité d’adaptation rapide, et une gestion efficace des risques. Seuls des acteurs spécialisés, maîtrisant ces compétences, peuvent opérer durablement et réaliser des profits réels.

Les défis pour les nouveaux projets

Les marchés de prévision sont aujourd’hui un véritable point chaud entrepreneurial, avec l’émergence de nombreux nouveaux projets. Cependant, pour les nouveaux entrants, les défis sont extrêmement sérieux.

Polymarket, valorisé à 8 milliards de dollars, a reçu un investissement de 2 milliards de dollars de la part de ICE, la société mère du NYSE, et prévoit une nouvelle levée de fonds dépassant 10 milliards de dollars. Kalshi, valorisé à 5 milliards de dollars, a déjà levé 300 millions de dollars, disposant de ressources financières importantes.

Les fonds et les barrières réglementaires constituent en réalité une ligne de défense essentielle pour ces plateformes leaders. Polymarket a obtenu l’approbation réglementaire, et Kalshi a noué un partenariat avec SIG, l’un des meilleurs acteurs mondiaux du market making. Comment les nouveaux projets peuvent-ils faire face à ces géants ?

Haseeb Qureshi, analyste renommé de Dragonfly, a récemment publié une prévision pour 2026, affirmant que « bien que les marchés de prévision évoluent rapidement, 90 % des produits de ce secteur seront ignorés d’ici la fin de l’année et disparaîtront progressivement ». Cela indique qu’un effet de leader très fort domine ce domaine.

L’avenir des marchés de prévision : différenciation entre leaders et challengers

Beaucoup espèrent voir une multitude de projets prospérer dans le domaine des marchés de prévision, espérant tirer profit des succès passés. Cependant, cette vision est probablement irréaliste. Les plateformes leaders, en fournissant des subventions continues et en renforçant leurs partenariats réglementaires, laissent peu de place à la concurrence.

Pour ceux qui veulent vraiment miser, il est plus judicieux de se concentrer sur des leaders comme Polymarket ou Kalshi plutôt que sur des projets émergents. Certains nouveaux projets, soutenus par de véritables partenaires, peuvent réussir à générer des profits, mais ce n’est pas le cas pour tous.

En fin de compte, le market making dans les marchés de prévision n’est pas une activité facile ou garantissant des profits immédiats. Il requiert des compétences pointues, une réaction rapide, et une gestion efficace des risques. La compétition entre plateformes favorise également celles disposant de ressources financières et d’un avantage réglementaire. Comprendre ces facteurs est essentiel pour faire un choix éclairé lors de l’entrée sur ce marché en pleine évolution.

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