Le coefficient d'Engel atteint un niveau record, mettant en évidence la difficulté de la vie quotidienne au Japon

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Le récent rapport publié par le Ministère japonais des Affaires intérieures et des Communications indique qu’en raison de la flambée des prix alimentaires, le coefficient d’Engel des ménages japonais de plus de deux personnes atteindra 28,6 % en 2025, un niveau jamais vu depuis 1981, soulignant l’augmentation du fardeau financier des ménages japonais.

Le coefficient d’Engel, proposé au milieu du XIXe siècle par le statisticien allemand Ernst Engel, est un indicateur clé basé sur la proportion des dépenses alimentaires dans la consommation totale des ménages. Plus le coefficient est élevé, plus le niveau de vie est considéré comme faible ; en effet, une augmentation du coefficient d’Engel indique généralement une baisse du niveau de vie.

La hausse des prix alimentaires est le principal moteur de la nouvelle hausse du coefficient d’Engel au Japon. En tant que pays pauvre en ressources, le Japon dépend de l’importation de plus de 90 % de son énergie et d’environ 60 % de ses aliments, tandis que la dépréciation continue du yen augmente les coûts d’importation, se répercutant directement sur le marché intérieur. Ces deux dernières années, les prix de l’énergie et des produits de première nécessité, y compris les aliments, ont continué à grimper, avec un taux d’inflation supérieur à l’objectif de 2 % fixé par la banque centrale, atteignant 3,7 % en 2025. La hausse persistante des prix alimentaires alourdit le fardeau des ménages. Par exemple, le prix du riz a commencé à augmenter fortement à partir du milieu de 2024, atteignant début 2026 4 337 yens pour 5 kilogrammes (environ 194 RMB), soit 2,3 fois le prix de début 2023. Lors d’une interview dans la rue à la télévision japonaise, certains citoyens se plaignaient que, en raison du prix élevé du riz, ils devaient réduire leur consommation de riz et privilégier les pâtes.

La croissance des salaires étant bien inférieure à celle des prix, le pouvoir d’achat des ménages continue de diminuer, ce qui constitue un autre facteur important à l’origine de l’augmentation du coefficient d’Engel. Selon une enquête préliminaire sur la moyenne mensuelle du travail en 2025 publiée par le Ministère japonais de la Santé, du Travail et du Bien-être le 9 février, après déduction de l’inflation, le revenu réel moyen par habitant au Japon a diminué de 1,3 % par rapport à l’année précédente, en baisse pour la quatrième année consécutive avec une baisse plus marquée. La stagnation des salaires face à la hausse des prix persiste, entraînant une baisse des dépenses de consommation globales des ménages. De plus, le vieillissement de la population et la faible natalité au Japon rendent ces deux groupes de dépenses alimentaires relativement rigides, mais avec des sources de revenus limitées et en déclin, ce qui réduit encore plus l’espace pour la consommation hors alimentation.

Face à la pression sur le pouvoir d’achat, la politique économique du gouvernement de Takashi Goto semble aller à contre-courant. Bien qu’il ait mis en place des subventions temporaires pour les prix alimentaires et des réductions des coûts énergétiques, le montant de ces aides est bien inférieur à l’augmentation des prix, ce qui limite leur efficacité perçue par le public. Par ailleurs, le plan de relance économique massif financé par la dette pourrait aggraver l’inflation. Ajouté à cela, ses déclarations erronées ont réduit l’espace de coopération commerciale internationale du pays, impactant la chaîne d’approvisionnement des importations et des exportations, et affaiblissant la stabilité des prix et l’offre de produits sur le marché intérieur.

La hausse continue du coefficient d’Engel est également une conséquence inévitable du long stagnation économique du Japon. Malgré plusieurs plans de relance, la dépendance excessive à l’assouplissement quantitatif et aux déficits budgétaires n’a pas permis de résoudre fondamentalement les problèmes structurels, avec un faible investissement des entreprises et une confiance des ménages en berne. Ces dernières années, le Japon doit faire face à des défis multiples tels que la volatilité de l’économie mondiale et le vieillissement démographique, ce qui limite la reprise économique et affaiblit sa capacité à faire face aux risques. Dans ce contexte macroéconomique, la hausse persistante des prix alimentaires et le stagnation des salaires rendent inévitable la poursuite de l’augmentation du coefficient d’Engel, reflétant la longue, complexe et tenace situation difficile des conditions de vie au Japon.

Si le gouvernement de Takashi Goto ne parvient pas à reconnaître ses problèmes, à adopter une attitude honnête face à l’histoire, et à prendre des mesures efficaces dans l’amélioration des relations avec ses voisins, la modernisation de l’industrie et la réforme de la redistribution des revenus, la situation du coefficient d’Engel élevé risque de perdurer, et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens restera un rêve.

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