La Banque centrale du Brésil a montré cette semaine sa détermination à sortir de la dépendance au dollar américain. Après des années à observer la stratégie de désdolarisation prendre de l’ampleur au sein du groupe BRICS, l’autorité monétaire est passée de la rhétorique à l’action : elle a vendu environ 61 milliards de dollars américains en Títulos du Trésor Américain (Treasuries), ce “cookie américain” qui a historiquement dominé le portefeuille des réserves internationales brésiliennes. Désormais, la Banque centrale investit ce capital dans de l’or physique et dans des actifs en monnaies alternatives considérées comme plus stables et moins vulnérables aux oscillations géopolitiques.
La Banque centrale réalise la plus grande reconfiguration des réserves internationales ces dernières années
La manœuvre menée par la BC cette semaine constitue l’un des mouvements les plus significatifs de son histoire récente en termes de gestion du patrimoine extérieur. La réduction drastique des Treasuries n’est pas simplement une décision technique de réallocation financière, mais un positionnement stratégique clair. En orientant le capital vers l’or—actif de protection reconnu mondialement—et vers d’autres monnaies fortes, le Brésil suit la même voie que les superpuissances qui voient depuis longtemps dans les métaux précieux une protection contre la volatilité des devises et l’incertitude politique mondiale.
Les chiffres impressionnent : 61 milliards de dollars est un volume suffisamment important pour reconfigurer la composition des réserves et signaler au marché mondial que Brasilia est déterminée à réduire son exposition aux actifs libellés en dollar. L’or, par sa nature, ne dépend d’aucune politique monétaire spécifique et n’est pas affecté par des décisions unilatérales de puissances étrangères—des caractéristiques qui le rendent particulièrement attractif en période de tension géopolitique.
La désdolarisation accélère dans le cadre de l’agenda BRICS
La stratégie de désdolarisation du Brésil ne surgit pas isolément. Elle s’inscrit dans le mouvement large coordonné par le groupe BRICS, qui discute depuis des années de mécanismes pour réduire la dépendance à la monnaie américaine dans le commerce international. Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud voient dans la diversification des réserves un moyen de renforcer leur autonomie économique et de construire un système financier moins vulnérable aux pressions géopolitiques imposées par l’hégémonie du dollar.
Le mouvement de la BC cette semaine est donc plus qu’un simple rééquilibrage technique : c’est une étape concrète vers une architecture financière internationale moins centrée sur le dollar américain. Le gouvernement fédéral, aligné avec ces discussions stratégiques du BRICS, a signalé son engagement envers la désdolarisation comme priorité de la politique étrangère. Et la BC, en vendant des milliards en Treasuries et en achetant de l’or, traduit cette volonté politique en mouvement réel sur les marchés mondiaux.
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Le Brésil adopte le cookie américain et investit dans l'or : la désdolarisation accélérée de la BCE
La Banque centrale du Brésil a montré cette semaine sa détermination à sortir de la dépendance au dollar américain. Après des années à observer la stratégie de désdolarisation prendre de l’ampleur au sein du groupe BRICS, l’autorité monétaire est passée de la rhétorique à l’action : elle a vendu environ 61 milliards de dollars américains en Títulos du Trésor Américain (Treasuries), ce “cookie américain” qui a historiquement dominé le portefeuille des réserves internationales brésiliennes. Désormais, la Banque centrale investit ce capital dans de l’or physique et dans des actifs en monnaies alternatives considérées comme plus stables et moins vulnérables aux oscillations géopolitiques.
La Banque centrale réalise la plus grande reconfiguration des réserves internationales ces dernières années
La manœuvre menée par la BC cette semaine constitue l’un des mouvements les plus significatifs de son histoire récente en termes de gestion du patrimoine extérieur. La réduction drastique des Treasuries n’est pas simplement une décision technique de réallocation financière, mais un positionnement stratégique clair. En orientant le capital vers l’or—actif de protection reconnu mondialement—et vers d’autres monnaies fortes, le Brésil suit la même voie que les superpuissances qui voient depuis longtemps dans les métaux précieux une protection contre la volatilité des devises et l’incertitude politique mondiale.
Les chiffres impressionnent : 61 milliards de dollars est un volume suffisamment important pour reconfigurer la composition des réserves et signaler au marché mondial que Brasilia est déterminée à réduire son exposition aux actifs libellés en dollar. L’or, par sa nature, ne dépend d’aucune politique monétaire spécifique et n’est pas affecté par des décisions unilatérales de puissances étrangères—des caractéristiques qui le rendent particulièrement attractif en période de tension géopolitique.
La désdolarisation accélère dans le cadre de l’agenda BRICS
La stratégie de désdolarisation du Brésil ne surgit pas isolément. Elle s’inscrit dans le mouvement large coordonné par le groupe BRICS, qui discute depuis des années de mécanismes pour réduire la dépendance à la monnaie américaine dans le commerce international. Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud voient dans la diversification des réserves un moyen de renforcer leur autonomie économique et de construire un système financier moins vulnérable aux pressions géopolitiques imposées par l’hégémonie du dollar.
Le mouvement de la BC cette semaine est donc plus qu’un simple rééquilibrage technique : c’est une étape concrète vers une architecture financière internationale moins centrée sur le dollar américain. Le gouvernement fédéral, aligné avec ces discussions stratégiques du BRICS, a signalé son engagement envers la désdolarisation comme priorité de la politique étrangère. Et la BC, en vendant des milliards en Treasuries et en achetant de l’or, traduit cette volonté politique en mouvement réel sur les marchés mondiaux.