Le signal de baisse des taux de la Réserve fédérale apparaît

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Les données publiées le 5 février par le Bureau of Labor Statistics (BLS) montrent que les signes de ralentissement du marché du travail américain se confirment. Le nombre de postes vacants aux États-Unis en décembre est tombé à son niveau le plus bas depuis plus de cinq ans, dépassant non seulement les prévisions du marché, mais aussi étant révisé à la baisse pour le mois précédent, indiquant une faiblesse persistante de la demande de main-d’œuvre.

Selon le rapport JOLTS publié par le BLS, le nombre de postes vacants aux États-Unis en décembre 2025 a chuté à 6,542 millions, son niveau le plus bas depuis septembre 2020, nettement inférieur aux 7,25 millions anticipés par le marché. Par ailleurs, les données de novembre 2025 ont été révisées à la baisse, passant de 7,146 millions à 6,928 millions.

Les données du même période montrent que le nombre de personnes licenciées ou congédiées en décembre a atteint 1,762 million, en légère hausse par rapport à 1,701 million en novembre. En termes de secteurs, la réduction des postes vacants est principalement concentrée dans les services professionnels et commerciaux ainsi que dans le commerce de détail, deux secteurs où la part de l’emploi est relativement élevée ; les licenciements sont quant à eux majoritairement concentrés dans le transport, la technologie et la santé, mettant en évidence une différenciation sectorielle.

Auparavant, en raison d’un « shutdown » partiel du gouvernement fédéral américain, le BLS a suspendu la collecte, le traitement et la publication des données du 2 au 3 février, ce qui a entraîné le report du rapport JOLTS de décembre, initialement prévu plus tôt. Par ailleurs, le rapport sur l’emploi non agricole de janvier, prévu pour le 6 février, a été repoussé au 11 février, tandis que l’indice des prix à la consommation de janvier, initialement prévu pour le 11 février, a été déplacé au 13 février.

Cependant, d’autres indicateurs du rapport JOLTS montrent que, bien que le marché du travail se refroidisse, il ne montre pas encore de signe de « décrochage ». Le nombre de recrutements en décembre a augmenté de 172 000, atteignant 5,293 millions, ce qui est à peu près stable par rapport à l’année précédente, mais reste à un niveau relativement faible ; le nombre de démissions volontaires a légèrement augmenté, ce qui est généralement considéré comme un signe de résilience du marché du travail, indiquant que certains travailleurs peuvent encore trouver de nouvelles opportunités ; le nombre de licenciements a augmenté à la fin de l’année dernière, mais reste modéré, avec un taux de licenciement d’environ 1,1 %, stable par rapport à l’année précédente.

De plus, en raison des signes de faiblesse du marché du travail, les rendements obligataires américains ont globalement diminué la semaine dernière, avec une chute plus marquée des rendements des obligations à court et moyen terme, incitant les traders à anticiper une première baisse des taux d’intérêt dès juin ou juillet. Cependant, suite à la forte reprise des marchés boursiers vendredi dernier, les rendements obligataires ont rebondi légèrement ce jour-là.

Le rapport JOLTS est l’un des indicateurs du marché du travail que la Réserve fédérale suit de près. La publication de ces données clés a ravivé les attentes du marché quant à une baisse des taux par la Fed. Lors de la réunion de politique monétaire de janvier, la Fed a maintenu ses taux inchangés, mais le gouverneur Christopher Waller avait proposé une nouvelle baisse de 25 points de base pour prévenir un affaiblissement supplémentaire du marché du travail, ce qui correspond aux préoccupations exprimées dans les données d’emploi publiées.

Le président de la Fed de San Francisco, Mary Daly, a déclaré lors d’une interview la semaine dernière qu’elle pensait que la Fed pourrait encore devoir effectuer une ou deux baisses de taux pour faire face à la faiblesse du marché du travail américain. Elle a souligné que la situation des travailleurs américains est difficile, car la hausse des prix érode leurs revenus, tandis que les nouvelles opportunités d’emploi restent rares.

Le 9 février, selon le « FedWatch » du CME, la probabilité que la Fed baisse ses taux de 25 points de base d’ici mars est de 19,9 %, contre 80,1 % pour le maintien des taux inchangés. La probabilité d’une baisse cumulée de 25 points de base d’ici avril est de 31,1 %, contre 65,2 % pour le statu quo, et la probabilité d’une baisse cumulée de 50 points de base est de 3,7 %. La probabilité d’une baisse cumulée de 25 points de base d’ici juin est de 51,1 %.

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