Le paysage énergétique évolue de manière à créer des opportunités convaincantes pour les investisseurs en revenus. Enbridge (ENB), un opérateur canadien de pipelines, représente l’une de ces opportunités—particulièrement maintenant, alors que les acteurs du marché sous-estiment la manière dont les tendances structurelles de la demande soutiendront son modèle économique. L’action a sous-performé au début de 2026 malgré des vents favorables sur les marchés de l’énergie, créant une occasion d’entrée contrarienne rare pour une entreprise qui a augmenté son dividende pendant 31 années consécutives.
Pourquoi la demande de gaz naturel (et les centres de données) alimentent Enbridge vers l’avenir
La demande d’énergie ne ralentira pas de sitôt. Selon l’Administration de l’information sur l’énergie (EIA), les prix du gaz naturel devraient rester relativement stables jusqu’en 2026, avant de bondir d’environ 33 % en 2027 alors que la demande s’accélère. Cette hausse provient de plusieurs sources : l’expansion des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) et—peut-être plus significativement—l’augmentation de la consommation d’électricité par les centres de données.
Ce dernier point mérite d’être souligné. D’ici le milieu des années 2040, la consommation de puissance informatique pourrait dépasser toutes les autres applications électriques professionnelles combinées. Ce n’est pas de la spéculation ; cela se produit déjà. Des géants de la technologie comme Microsoft, Alphabet, Amazon, Meta et AT&T construisent tous des infrastructures de calcul massives, chacune nécessitant d’énormes quantités d’énergie fiable. Les centres de données représentent un changement structurel dans la demande d’électricité, et non une tendance temporaire.
Enbridge bénéficie de ce changement grâce à son modèle économique basé sur la perception de péage. La société exploite un vaste réseau de pipelines qui transporte environ 20 % de tout le gaz naturel consommé aux États-Unis et 30 % de la production de pétrole brut en Amérique du Nord. Plutôt que de profiter directement des mouvements de prix, Enbridge génère des revenus en tant qu’intermédiaire—collectant des frais pour chaque unité d’énergie qui circule dans son infrastructure. Ce modèle a prouvé sa résilience au cours des 44 derniers mois, offrant un rendement total de 44 % depuis mars 2023.
Au-delà de l’énergie traditionnelle, Enbridge s’est stratégiquement positionnée pour l’adoption des énergies renouvelables. La société exploite actuellement ou construit environ sept gigawatts de capacité d’énergie renouvelable dans le monde, avec des opérations importantes en Amérique du Nord au service de grandes entreprises technologiques et de télécommunications. Cette double approche—maintenir sa domination dans le transport de gaz naturel et de pétrole brut tout en s’étendant dans les énergies renouvelables—constitue une couverture contre tout changement à long terme dans la politique énergétique.
Le facteur Venezuela : pourquoi le pétrole canadien restera roi (malgré l’euphorie de Wall Street)
Les récents événements géopolitiques au Venezuela ont créé une excitation temporaire à Wall Street. Après la capture de Nicolas Maduro, les investisseurs se sont rués vers des actions énergétiques comme ExxonMobil et Chevron, pariant sur une hausse de la production pétrolière vénézuélienne. Ce récit ignore une réalité cruciale : l’infrastructure pétrolière du Venezuela est irréparable. Des décennies de délabrement ont rendu le système pratiquement inopérant. Tout retour significatif à la capacité de production vénézuélienne reste à plusieurs années—si cela est même possible.
Enbridge étend stratégiquement son système Mainline pour transporter le pétrole des sables bitumineux canadiens vers les raffineries américaines. La phase un augmentera la capacité de 150 000 barils par jour à partir de 2027, la phase deux ajoutant 250 000 barils supplémentaires d’ici 2030. Un investisseur raisonnable pourrait s’inquiéter que le pétrole lourd vénézuélien puisse disputer la place au approvisionnement canadien, compromettant cette expansion.
Cependant, la relation entre les raffineurs américains et les producteurs canadiens s’étend sur plusieurs décennies, remontant aux années 1950. Ces relations commerciales profondément ancrées et l’infrastructure de raffinage spécialisée conçue pour le pétrole canadien créent des coûts de changement importants. Les raffineries américaines seront réticentes à abandonner un approvisionnement fiable et éprouvé en provenance du Canada pour des volumes vénézuéliens incertains. De plus, la qualité du pétrole vénézuélien reste incertaine compte tenu des contraintes de production du pays—il a été surnommé “loonie” dans le langage local, bien que cette terminologie informelle reflète à quel point la situation est fracturée. L’histoire du pétrole vénézuélien, malgré ses gros titres, pose peu de menace aux plans d’expansion d’Enbridge.
31 années de croissance du dividende, plus un bonus de devise pour les investisseurs américains
Le bilan en matière de dividendes d’Enbridge parle de lui-même. La société vient d’annoncer sa 31e année consécutive d’augmentation des paiements—une réalisation remarquable qui la place parmi un groupe élite d’aristocrates du dividende. Fait intéressant, le prix de l’action a pris du retard par rapport au taux de croissance du dividende, un schéma qui précède généralement une appréciation significative du titre. Lorsque les investisseurs reconnaissent des augmentations de dividendes soutenues, ils achètent plus cher. Le fait que l’action Enbridge comble actuellement cet écart suggère que le marché commence à reconnaître la valeur.
Il y a un autre avantage pour les investisseurs basés aux États-Unis : Enbridge verse ses dividendes en dollars canadiens. À mesure que le dollar américain s’affaiblit—ce qui est probable en 2026 avec la baisse des taux d’intérêt—ces paiements en dollars canadiens se traduisent par un pouvoir d’achat accru lorsqu’ils sont convertis en dollars américains. Cette dynamique de change offre une couche de rendement supplémentaire au-delà du rendement déclaré de 5,9 %.
La combinaison d’une croissance régulière des dividendes, d’un soutien structurel de la demande provenant des centres de données et des besoins en infrastructure énergétique, d’une position stratégique dans les énergies renouvelables et d’une faveur du change crée une configuration risque-rendement attrayante. Le bilan de 31 ans d’Enbridge et sa récente sous-performance boursière suggèrent que c’est le moment opportun pour construire une position dans cette pierre angulaire de l’infrastructure énergétique.
Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
Enbridge's Energy Play : pourquoi ce payeur de dividendes à 5,9 % prospère face aux défis pétroliers du Venezuela
Le paysage énergétique évolue de manière à créer des opportunités convaincantes pour les investisseurs en revenus. Enbridge (ENB), un opérateur canadien de pipelines, représente l’une de ces opportunités—particulièrement maintenant, alors que les acteurs du marché sous-estiment la manière dont les tendances structurelles de la demande soutiendront son modèle économique. L’action a sous-performé au début de 2026 malgré des vents favorables sur les marchés de l’énergie, créant une occasion d’entrée contrarienne rare pour une entreprise qui a augmenté son dividende pendant 31 années consécutives.
Pourquoi la demande de gaz naturel (et les centres de données) alimentent Enbridge vers l’avenir
La demande d’énergie ne ralentira pas de sitôt. Selon l’Administration de l’information sur l’énergie (EIA), les prix du gaz naturel devraient rester relativement stables jusqu’en 2026, avant de bondir d’environ 33 % en 2027 alors que la demande s’accélère. Cette hausse provient de plusieurs sources : l’expansion des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) et—peut-être plus significativement—l’augmentation de la consommation d’électricité par les centres de données.
Ce dernier point mérite d’être souligné. D’ici le milieu des années 2040, la consommation de puissance informatique pourrait dépasser toutes les autres applications électriques professionnelles combinées. Ce n’est pas de la spéculation ; cela se produit déjà. Des géants de la technologie comme Microsoft, Alphabet, Amazon, Meta et AT&T construisent tous des infrastructures de calcul massives, chacune nécessitant d’énormes quantités d’énergie fiable. Les centres de données représentent un changement structurel dans la demande d’électricité, et non une tendance temporaire.
Enbridge bénéficie de ce changement grâce à son modèle économique basé sur la perception de péage. La société exploite un vaste réseau de pipelines qui transporte environ 20 % de tout le gaz naturel consommé aux États-Unis et 30 % de la production de pétrole brut en Amérique du Nord. Plutôt que de profiter directement des mouvements de prix, Enbridge génère des revenus en tant qu’intermédiaire—collectant des frais pour chaque unité d’énergie qui circule dans son infrastructure. Ce modèle a prouvé sa résilience au cours des 44 derniers mois, offrant un rendement total de 44 % depuis mars 2023.
Au-delà de l’énergie traditionnelle, Enbridge s’est stratégiquement positionnée pour l’adoption des énergies renouvelables. La société exploite actuellement ou construit environ sept gigawatts de capacité d’énergie renouvelable dans le monde, avec des opérations importantes en Amérique du Nord au service de grandes entreprises technologiques et de télécommunications. Cette double approche—maintenir sa domination dans le transport de gaz naturel et de pétrole brut tout en s’étendant dans les énergies renouvelables—constitue une couverture contre tout changement à long terme dans la politique énergétique.
Le facteur Venezuela : pourquoi le pétrole canadien restera roi (malgré l’euphorie de Wall Street)
Les récents événements géopolitiques au Venezuela ont créé une excitation temporaire à Wall Street. Après la capture de Nicolas Maduro, les investisseurs se sont rués vers des actions énergétiques comme ExxonMobil et Chevron, pariant sur une hausse de la production pétrolière vénézuélienne. Ce récit ignore une réalité cruciale : l’infrastructure pétrolière du Venezuela est irréparable. Des décennies de délabrement ont rendu le système pratiquement inopérant. Tout retour significatif à la capacité de production vénézuélienne reste à plusieurs années—si cela est même possible.
Enbridge étend stratégiquement son système Mainline pour transporter le pétrole des sables bitumineux canadiens vers les raffineries américaines. La phase un augmentera la capacité de 150 000 barils par jour à partir de 2027, la phase deux ajoutant 250 000 barils supplémentaires d’ici 2030. Un investisseur raisonnable pourrait s’inquiéter que le pétrole lourd vénézuélien puisse disputer la place au approvisionnement canadien, compromettant cette expansion.
Cependant, la relation entre les raffineurs américains et les producteurs canadiens s’étend sur plusieurs décennies, remontant aux années 1950. Ces relations commerciales profondément ancrées et l’infrastructure de raffinage spécialisée conçue pour le pétrole canadien créent des coûts de changement importants. Les raffineries américaines seront réticentes à abandonner un approvisionnement fiable et éprouvé en provenance du Canada pour des volumes vénézuéliens incertains. De plus, la qualité du pétrole vénézuélien reste incertaine compte tenu des contraintes de production du pays—il a été surnommé “loonie” dans le langage local, bien que cette terminologie informelle reflète à quel point la situation est fracturée. L’histoire du pétrole vénézuélien, malgré ses gros titres, pose peu de menace aux plans d’expansion d’Enbridge.
31 années de croissance du dividende, plus un bonus de devise pour les investisseurs américains
Le bilan en matière de dividendes d’Enbridge parle de lui-même. La société vient d’annoncer sa 31e année consécutive d’augmentation des paiements—une réalisation remarquable qui la place parmi un groupe élite d’aristocrates du dividende. Fait intéressant, le prix de l’action a pris du retard par rapport au taux de croissance du dividende, un schéma qui précède généralement une appréciation significative du titre. Lorsque les investisseurs reconnaissent des augmentations de dividendes soutenues, ils achètent plus cher. Le fait que l’action Enbridge comble actuellement cet écart suggère que le marché commence à reconnaître la valeur.
Il y a un autre avantage pour les investisseurs basés aux États-Unis : Enbridge verse ses dividendes en dollars canadiens. À mesure que le dollar américain s’affaiblit—ce qui est probable en 2026 avec la baisse des taux d’intérêt—ces paiements en dollars canadiens se traduisent par un pouvoir d’achat accru lorsqu’ils sont convertis en dollars américains. Cette dynamique de change offre une couche de rendement supplémentaire au-delà du rendement déclaré de 5,9 %.
La combinaison d’une croissance régulière des dividendes, d’un soutien structurel de la demande provenant des centres de données et des besoins en infrastructure énergétique, d’une position stratégique dans les énergies renouvelables et d’une faveur du change crée une configuration risque-rendement attrayante. Le bilan de 31 ans d’Enbridge et sa récente sous-performance boursière suggèrent que c’est le moment opportun pour construire une position dans cette pierre angulaire de l’infrastructure énergétique.