En Chine, pourquoi les problèmes se répètent-ils toujours mais sont rarement réellement résolus ? Si vous constatez que de nombreux problèmes apparaissent encore et encore, mais sont rarement véritablement résolus, ce n’est généralement pas parce que les problèmes sont trop complexes, mais parce que le mode de fonctionnement du système a changé. Nous pouvons décomposer ce changement en quatre phases successives : la première étape, éviter l’incertitude. Lorsque le coût de l’échec augmente et que la correction devient difficile, le système privilégie la stabilité. Ainsi, les notions de grande stratégie, de gestion de crise, de prévention des risques et de bonne orientation apparaissent fréquemment. La seule fonction commune à ces termes est de mettre fin à une discussion incertaine à l’avance. La deuxième étape, compter sur la personnalité comme filet de sécurité. Lorsque les règles elles-mêmes ont du mal à supporter de manière stable les risques, le système commence à attendre des personnes. Ainsi, l’intégrité des fonctionnaires, le dévouement des bons leaders sont constamment soulignés ; leur véritable rôle est de compenser la faiblesse de la capacité du système par la personnalité. La troisième étape, la narration remplace le résultat. Lorsque les résultats deviennent de plus en plus difficiles à évaluer et que reconnaître les écarts devient de plus en plus risqué, le système se tourne vers la narration : succès, réalisations, grandeur, la bonne voie commencent à remplacer la revue comparative et le choix de parcours. Ils remplissent la fonction de correction par la signification, en substituant le sens au résultat. La quatrième étape, la responsabilité est transférée de manière systémique. Lorsque le résultat est mauvais mais qu’il est impossible de changer de direction, la responsabilité ne peut pas rester à l’état actuel. Ainsi, des causes objectives, la complexité de l’environnement international, le poids historique et les problèmes ponctuels sont utilisés pour transférer la chaîne causale. Leur effet commun est d’empêcher la responsabilité de se clôturer dans l’instant présent. Lorsque ces quatre étapes se succèdent, le système entre dans un état où les problèmes peuvent exister, mais ne peuvent pas être réellement corrigés. Ainsi, nous constatons que les problèmes se répètent, que les explications évoluent sans cesse, et que la responsabilité est toujours absente. Lorsque le système évite l’incertitude, il dépend de la personnalité. Lorsque la personnalité ne peut pas assurer la sécurité, il dépend de la narration. Lorsque la narration ne convainc pas, il transfère la responsabilité. En résumé, la raison pour laquelle les problèmes se répètent n’est pas l’absence d’efforts, mais que le système a déjà appris comment ne pas être corrigé.
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En Chine, pourquoi les problèmes se répètent-ils toujours mais sont rarement réellement résolus ? Si vous constatez que de nombreux problèmes apparaissent encore et encore, mais sont rarement véritablement résolus, ce n’est généralement pas parce que les problèmes sont trop complexes, mais parce que le mode de fonctionnement du système a changé. Nous pouvons décomposer ce changement en quatre phases successives : la première étape, éviter l’incertitude. Lorsque le coût de l’échec augmente et que la correction devient difficile, le système privilégie la stabilité. Ainsi, les notions de grande stratégie, de gestion de crise, de prévention des risques et de bonne orientation apparaissent fréquemment. La seule fonction commune à ces termes est de mettre fin à une discussion incertaine à l’avance. La deuxième étape, compter sur la personnalité comme filet de sécurité. Lorsque les règles elles-mêmes ont du mal à supporter de manière stable les risques, le système commence à attendre des personnes. Ainsi, l’intégrité des fonctionnaires, le dévouement des bons leaders sont constamment soulignés ; leur véritable rôle est de compenser la faiblesse de la capacité du système par la personnalité. La troisième étape, la narration remplace le résultat. Lorsque les résultats deviennent de plus en plus difficiles à évaluer et que reconnaître les écarts devient de plus en plus risqué, le système se tourne vers la narration : succès, réalisations, grandeur, la bonne voie commencent à remplacer la revue comparative et le choix de parcours. Ils remplissent la fonction de correction par la signification, en substituant le sens au résultat. La quatrième étape, la responsabilité est transférée de manière systémique. Lorsque le résultat est mauvais mais qu’il est impossible de changer de direction, la responsabilité ne peut pas rester à l’état actuel. Ainsi, des causes objectives, la complexité de l’environnement international, le poids historique et les problèmes ponctuels sont utilisés pour transférer la chaîne causale. Leur effet commun est d’empêcher la responsabilité de se clôturer dans l’instant présent. Lorsque ces quatre étapes se succèdent, le système entre dans un état où les problèmes peuvent exister, mais ne peuvent pas être réellement corrigés. Ainsi, nous constatons que les problèmes se répètent, que les explications évoluent sans cesse, et que la responsabilité est toujours absente. Lorsque le système évite l’incertitude, il dépend de la personnalité. Lorsque la personnalité ne peut pas assurer la sécurité, il dépend de la narration. Lorsque la narration ne convainc pas, il transfère la responsabilité. En résumé, la raison pour laquelle les problèmes se répètent n’est pas l’absence d’efforts, mais que le système a déjà appris comment ne pas être corrigé.